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Rang |
Pays |
Réserve de change (USD millions) |
|
- |
Monde (somme de tous les pays) |
$7 520 566 |
|
- |
République Populaire de Chine |
$1 842 713 |
|
1 |
Chine Continentale (sans Hong Kong & Macau) |
$1 682 000 |
|
2 |
Japon |
$1 030 600 |
|
- |
Eurozone |
$569 213 |
|
3 |
Russie |
$435 400 |
|
4 |
Inde |
$313 354 |
|
5 |
Taïwan |
$286 860 |
|
6 |
Corée du Sud |
$264 300 |
|
7 |
Brésil |
$207 539 |
|
8 |
Singapour |
$168 802 |
|
9 |
Hong Kong |
$160 700 |
|
10 |
Allemagne |
$150 377 |
|
11 |
Algérie |
$126 905 |
|
12 |
France |
$113 058 |
|
13 |
Malaisie |
$122 000 |
|
14 |
Thaïlande |
$109 400 |
|
15 |
Italie |
$106 843 |
|
16 |
Royaume-Uni |
$99 956 |
|
17 |
Mexique |
$79 925 |
|
18 |
Turquie |
$73 300 |
|
19 |
Suisse |
$70 481 |
|
20 |
Iran |
$70 000 |
|
21 |
Etats-Unis |
$69 668 |
|
22 |
Lybie |
$65 510 |
|
23 |
Pologne |
$58 311 |
|
24 |
Norvège |
$55 608 |
|
25 |
Australie |
$33 394 |
|
26 |
Indonésie |
$58 299 |
|
27 |
Nigeria |
$59 700 |
|
28 |
Argentine |
$42 891 |
|
29 |
Canada |
$43 057 |
|
30 |
Roumanie |
$38 203 |
|
31 |
Danemark |
$35 941 |
|
32 |
République Tchèque |
$34 909 |
|
33 |
Philippines |
$33 700 |
|
34 |
Ukraine |
$32 768 |
|
35 |
Venezuela |
$32 723 |
|
36 |
Afrique du Sud |
$31 761 |
|
37 |
Egypte |
$31 140 |
|
38 |
Suède |
$29 330 |
|
39 |
Israël |
$28 423 |
|
40 |
Emirats Artabes Unis |
$29 620 |
|
41 |
Arabie Saoudite |
$34 000 |
|
42 |
Pays-Bas |
$23 337 |
|
43 |
Hongrie |
$22 913 |
|
44 |
Maroc |
$22 409 |
|
45 |
Pérou |
$20 977 |
|
|
Total |
$7 302 483 |
Source :
Sovereign Wealth Fund Institute
Classement des réserves de change par pays - Foreign Exchange Reserves by Country
D’après ce tableau, nous remarquons que la somme de tous les pays dans le monde gèrent près
de 7 500 milliards de dollars de réserves de change. Que la Chine possède la première réserve de change au monde, avec près de 1 800 milliards de dollars dans ses
réserves. C’est grâce à celles-ci qu’elle a pu se constituer un fonds souverain en octobre dernier, si rapidement et, si richement doté. Ensuite nous avons plusieurs pays qui possèdent déjà un
fonds souverain, comme la Russie, Taïwan, la Corée du Sud, Singapour, la Malaisie, l’Algérie…
Voir aussi le Classement
des Fonds Souverains
Voir aussi le Classement des pays producteurs et exportateurs
de pétrole
Voir aussi le Classement des pays producteurs et exportateurs
de gaz naturel
Le Stabilization Fund of the Russian
Federation[1] a été créé le
1er janvier 2004 par le gouvernement russe dans le cadre du budget fédéral. Le ministre des Finances russe est responsable de la gestion du fonds souverain, selon la politique du
gouvernement russe. L’objectif du fonds est de subvenir au besoin du budget fédéral lorsque le prix du baril de pétrole descend en dessous d’un prix plancher, actuellement fixé à
27 dollars par baril[2]. Ce fonds est donc
un fonds de stabilisation, financé grâce aux revenus des exportations de pétrole et de gaz à l’étranger.
En février 2008, le Stabilization Fund of the Russian Federation a été divisé en deux fonds : le Reserve Fund et le National Wealth Fund.
Le Reserve Fund est un fonds de réserve dont les objectifs sont de protéger l’économie du pays contre une chute des cours du baril de pétrole. Il gère 129,80 milliards de dollars au 1er mai 2008[3], ses fonds ne peuvent être investis qu’en obligations d’État étrangères
Le National Wealth Fund est un fonds de développement de richesse nationale, qui servira à alimenter le système de retraite national[4]. Il gère 32,72 milliards de dollars au 1er mai 2008[5], le montant des fonds dépend de la montée des cours du pétrole, ses fonds seront placés dans des investissements plus risqués que ceux du fonds de réserve, et auront un rendement plus élevé.
Le fonds sert aussi à réduire les pressions inflationnistes du pays, sécuriser l’économie de la volatilité des revenus de l’exportation des matières premières et à absorber des liquidités excessives.
Le fonds publie chaque mois, via le ministre des Finances russe, un rapport sur l’accumulation financière du fonds souverain, voire annexes, où le montant des actifs gérés exact y est inscrit. On y trouve aussi les dépenses et la balance comptable du Stabilization Fund of the Russian Federation par année. Les dépenses et investissements du fonds sont communiqués, il y a une volonté de transparence de la part du fonds.
Selon le ministre des Finances russe, Alexeï Koudrine, le National Wealth Fund n’a pas le droit de posséder plus de 5% de participation du capital d’une entreprise étrangère.
[1] Fonds de stabilisation russe
[2] Code du budget de la Russie, Chapitre 13.1, Article 96.1, 96.2
[3] Ministère des Finances de la Russie
[4] La Tribune (20 février 2008)
[5] Ministère des Finances de la Russie
En septembre 2007, Pékin annonce la création d’une société d’État d’investissement, c’est-à-dire un fonds
souverain, nommée China Investment Corporation[1]. Celui-ci est qualifié de société de placement de réserves, il est chargé de gérer les réserves de devises étrangères de la République Populaire
de Chine[2]. Cette réserve de change est la plus importante au monde, elle est évaluée à 1 695 milliards de dollars pour la République Populaire de
Chine.
Le fonds souverain de la Chine est donc chargé de gérer 200 milliards de
dollars d’actifs afin d’obtenir des bénéfices pour l’État. Son model de gestion est basé sur celui du fonds singapourien, le Temasek Holdings. Le fonds chinois s’est constitué à partir de
l’excédent commercial de la Chine, qui est de 262 milliards de dollars[3] en 2007, dont les principaux clients sont les Etats-Unis, l’Union Européenne, Hong Kong et le Japon. La Chine est devenue en quelques années une
puissance économique et financière, et veut aussi son propre fonds souverain.
Le fonds China Investment Corporation est responsable, depuis sa création, de la gestion de
la State Administration of Foreign Exchange[4], qui est une
administration chargée de gérer le marché de change et les réserves de change de la Chine. Cette entité dépend donc directement du fonds souverain China Investment Corporation. De plus, la
Central Huijin Investment Company, fonds d’investissement du gouvernement
chinois, a été acquise par la State Administration of Foreign Exchange. Donc ce
fonds dépend aussi du China Investment Corporation.
Les objectifs officiels[5] de China Investment Corporation sont d’investir dans les grandes institutions financières de la Chine, et de réaliser des investissements étrangers les marchés financiers traditionnels et dans des actifs alternatifs.
En décembre 2007, le fonds souverain chinois investit 5 milliards de dollars[6] dans le capital de la banque Morgan Stanley, qui doit réaliser une augmentation de capital suite à la crise des subprimes. La banque est obligée de négocier l’opération sous forme d’obligation convertible en actions de Morgan Stanley dans un délai de deux ans. Ces obligations sont rémunérées au taux de 9%, ce qui est élevé par rapport à la normale, mais la banque n’avait pas le choix. Le fonds China Investment Corporation possèdera donc une participation de 9,9% du capital de Morgan Stanley. Selon le fonds, « CIC pense que Morgan Stanley dispose d’un potentiel de croissance à long terme[7] ». Pour l’instant, le fonds chinois n’a pas de membres de son équipe au conseil d’administration de la banque, et n’en souhaite pas encore. Cette opération permet de consolider les fonds propres de Morgan Stanley, qui est affaiblie par la crise des subprimes.
En mai 2007, la Central Huijin Investment Company investit 3 milliards de dollars[8] dans Blackstone, un fonds d’investissement américain, soit une participation de 9,7% du capital de Blackstone. La Chine, via son fonds souverain possède aujourd’hui une participation importante dans l’un des plus grands fonds d’investissement, dont les actifs gérés sont de 30 milliards de dollars[9].
Le jeudi 3 avril 2008, la compagnie pétrolière française Total annonce que la State Administration of Foreign Exchange prend une participation de 1,6% de son capital[10], soit l’équivalent de 2,8 milliards de dollars[11]. Le fonds chinois CIC souhaite acquérir des participations importantes dans des multinationales.
[1] CIC
[2] Chine Continentale + Hong Kong et Macao
[3] Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
[4] SAFE
[5] www.cic-recruit.cn
[6] Le Figaro (jeudi 20 décembre 2007)
[7] Le Figaro (jeudi 20 décembre 2007)
[8] L'Expansion.com (21 mai 2007)
[9] L’Expansion.com (21 mai 2007)
[10] Financial Times (vendredi 4 avril 2008)
[11] Financial Times (vendredi 4 avril 2008)
En 1990, la Norvège créait le Petroleum Fund qui est devenu, en janvier 2006, le Government Pension
Fund. Le ministère des finances de Norvège est responsable
de la gestion du fonds, mais décide de déléguer la gestion opérationnelle du fonds à un département de la banque centrale norvégienne, la Norges Bank Investment
Management[1]. La NBIM est en même temps responsable des investissements internationaux
du fonds souverain Government Pension Fund, mais aussi de la majeure partie des réserves de devises étrangères de la banque centrale norvégienne[2] et du Government Petroleum
Insurance Fund[3].
La NBIM gère près de 450 milliards de dollars au 31 mars 2008[4].
Concernant le fonds souverain Government Pension Fund, il gère près de 330 milliards de dollars en 2008, répartis en capitaux étrangers et en revenus fixes. La stratégie de ce fonds est fixée par le ministère des Finances norvégien, qui souhaite obtenir un fort rendement financier du fonds afin de réduire les risques liés à la sauvegarde des générations futures et de la distribution des pensions de retraite. Ce fonds est donc qualifié de fonds de réserve de pension. Ses ressources proviennent des revenus pétroliers du pays. Le Government Pension Fund investit en capitaux à plus de 50% en Europe, puis 35% en Amérique et Afrique, et près de 15% en Asie[5]
Parmi les fonds souverains dans le monde, celui de
la Norvège se démarque des autres, il est considéré comme un modèle, à travers sa transparence, son management et son éthique. En effet, les comptes du fonds sont
audités tous les ans par le Bureau de l’Audit Général[6], le Government Pension Fund publie au
Ministère des Finances des rapports trimestriels de la gestion de ses comptes. La Banque Centrale doit communiquer les récentes opérations du fonds. Toutes ces informations sont fournies dans un
rapport annuel, qui est accessible au public. Ce fonds souverain fonctionne donc presque comme une société multinationale cotée en Bourse, car elle fournit de nombreuses informations au
public.
Le 19 novembre 2004, le gouvernement de Norvège décide d’établir des
indications éthiques pour la gestion du fonds souverain Government Pension Fund. Celles-ci se décrivent par la
formalisation des règles de gouvernances[7]. Ils sont le droit de pouvoir voter aux Assemblées Générales[8], de nommer et élire le Conseil d’Administration, de disposer d’une information exacte et récente, de pouvoir acheter ou vendre le titre librement, une préoccupation concernant le travail
des enfants dans le canal de production valeur ajoutée, et l’implication dans la protection et la préservation de l’environnement de la part des pouvoirs publics et des sociétés.
Le Government Pension Fund a aussi établi un guide sur l’exercice du
vote[9]. Il se définit par la volonté
d’avoir et de préserver le développement des actifs financiers des entreprises, de pouvoir voter aux AG des sociétés détenues, d’avoir une indépendance du comité exécutif, de respecter le
principe d’une action pour un droit de vote, de s’opposer à toute action anti-takeover[10], de favoriser le rendement sur le long terme, d’affecter des rémunérations raisonnables aux dirigeants, et enfin de d’établir une
transparence et un reporting efficace à propos des problèmes environnementaux et sociaux.
Le Conseil
d’Éthiques[11] surveille à ce que chaque investissement dans des sociétés soit en coordination avec les éthiques du fonds
souverain, si des sociétés sont en opposition avec l’éthique du fonds, elles soient retirées du portefeuille de gestion.
Le Government Pension Fund souhaite ainsi se comporter comme toutes les sociétés cotées en Bourse, en donnant une image transparente et responsable de son action, à travers ses
investissements internationaux. Ce fonds n’est pas considéré comme un prédateur ou un chevalier blanc, contrairement à d’autres fonds souverains.
Il règne une rigueur remarquable dans ce fonds
souverain.
[1] NBIM : département de la banque centrale
européenne
[2] Norges
Bank
[3] Fonds dépendant du Ministère du Pétrole et de l’Énergie de la
Norvège
[4] Site de Norges Bank, 2 158,8 milliards de couronnes sous
gestion
[5] Sovereign Wealth Fund
Institute
[6] Office
of the Auditor
General
[7] Axa Investment Managers, à la
conférence sur les fonds souverains de Paris-Dauphine du 10 avril
2008
[8] AG
[9] Axa Investment Managers, à la conférence sur les fonds souverains de Paris-Dauphine du 10 avril 2008
[10] Mesure visant à interdire une fusion entre deux
sociétés
[11] Council of
Ethics
Le Kuweit Investment
Authority est un fonds souverain autonome du gouvernement qui est responsable de la gestion et de l’administration
du General Reserve Fund et du Future Generations Fund. Le KIA a été créé en
1953 quand le Cheikh Abdullah Al-Sabah décida que les revenus pétroliers devaient êtres utilisés pour la création d’un fonds, c’est donc historiquement le premier fonds souverain au monde.
En 1961, le ministre des Finances du pays, Cheikh Jaber Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, décide d’instaurer un politique d’investissement pour la gestion du fonds, qui est toujours en vigueur aujourd’hui. Le président du conseil d’administration du KIA est
le ministre des Finances, d’autres membres du conseil y siège, comme le ministre de l’Énergie, le gouverneur de la Banque Centrale du Koweït et quelques experts dans le domaine.
Le KIA investit dans des marchés locaux, arabes et internationaux. Il possède son siège social à Kuwait City et une filiale à Londres, nommée
Kuwait Investment Office[1]. Le KIO a
remplacé le Kuwait Investment Board en 1963. C’est donc le KIO qui est chargé de gérer le GRF et le FGF aujourd’hui. Son objectif principal est d’augmenter et maintenir la valeur du fonds FGF, en
ayant un juste rendement sur le long terme. Et de relancer le KIO et d’augmenter sa réputation en tant qu’expert et institution dans les marchés
financiers.
Chaque année, le KIA confirme que l’État du Koweït lui fournit 10% des revenus pétroliers du pays, afin de les placer dans le Future Generations Fund.
Concernant les prises de participation récentes du KIA, celui-ci a investi 7,7 milliards de dollars[2] dans la banque américaine Citigroup, suite à la crise des subprimes. En janvier 2008, le fonds Kuweit Investment Authority a injecté près de 6,6 milliards de dollars dans la banque Merrill Lynch, avec l’aide du fonds souverain Korean Investment Corporation[3] et de l’institution Mizuho Financial Group[4].
Aujourd’hui, le fonds souverain Kuweit Investment Authority gère près de 250 milliards de dollars d’actifs dans le monde.
[1] KIO
[2] Bloomberg
[3] KIC
[4] Groupe bancaire japonais
Ce fonds singapourien a été créé le 22 mai 1981 par le gouvernement de Singapour, afin de gérer les
réserves de change du pays. Au début le fonds gérait quelques milliards de dollars, désormais, il est aujourd’hui l’un des fonds souverain le plus puissant au monde avec une
gestion de 300 milliards de dollars.
La mission du Government of Singapore Investment Corporation est d’obtenir des rendements sur le long terme des actifs du pays qu’il gère, en prenant soin de surveiller les risques liés aux différents investissements. Les objectifs du GIC sont de préserver et augmenter les réserves du pays, et de subvenir aux éventuels besoins financiers du gouvernement dus à des déficits de budgets, des mouvements de grèves au sein du pays, une augmentation des prix du baril de pétrole, des fluctuations de devises, des hausses d’impôts, une politique de désinflation et pouvoir augmenter les richesses du pays sur le long terme.
Le fonds du GIC possède huit bureaux dans le monde, localisés à Pékin, Shanghai, Londres, New York, San Francisco, Séoul, Tokyo et le siège social de Singapour. Ces différentes localisations offrent au fonds une présence internationale dans le monde de la finance, et lui permet d’agir à tout instant.
Ses investissements sont repartis de manière internationale sous forme de devises étrangères, de revenus fixes, de capitaux de sociétés, d’actifs immobiliers, de matières premières et de private equity[1). Les Investissements Directs à l’Etranger[2] du fonds souverain GIC sont répartis en majeure partie dans les sociétés de la finance et de l’industrie, dans des pays voisins de Singapour, comme la Corée du Sud, la Chine, Hong Kong, l’Australie et Taïwan. Et des investissements importants dans d’autres pays, en Suisse par exemple, où le fonds possède une participation de 10%[3] du capital de la banque UBS, soit un montant de 9,7 milliards de dollars[4], suite à la crise des subprimes. Aux Etats-Unis, le fonds du GIC a investi, en début d’année 2008, la somme de 6,9 milliards de dollars[5] dans la banque Citigroup, qui a réalisé une augmentation de capital suite à la crise des subprimes. Le fonds singapourien possède donc 3,7%[6] du capital de la banque américaine.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
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