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Lundi 8 septembre 2008



Daniel Garrigue, Député UMP de la Dordogne, s'exprime au sujet des fonds souverains le 1er juillet 2008.

Plus d'informations sur www.ump.assemblee-nationale.fr
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Dimanche 7 septembre 2008


Voilà que la banque d’investissement
Natixis
est victime à son tour de la crise des subprimes, comme ses homologues américaines. Obligeant la célèbre banque française à éventuellement faire appel aux fonds souverains, pour financer son capital. Ce qui pourrait être une première pour une banque en France.

En effet, la banque Natixis a commencé son augmentation de capital vendredi 5 septembre, la banque espère lever prés de 3,7 milliards d’euros afin de régulariser ses pertes. En baissant son prix, avec des actions vendus à 2,25 euros, prix divisé par deux par rapport au cours du 3 septembre dernier, la célèbre banque est manifestement en difficulté financière. D’où son appel de detresse aux fonds souverains ?

De fortes rumeurs, d'aprés
Le Monde du 4 septembre 2008, font savoir que Natixis aurait fait appel, peu de temps avant son augmentation de capital à des fonds souverains pour financer une partie de cette opération. Ces fonds contactés par la banque seraient ceux du Moyen Orient et d’Asie, selon L’Agefi et Le Monde, qui sont le fonds singapourien Temasek, le Qatar Investment Authority et le Dubai International Capital
. Ces fonds étatiques comptent parmi les plus importants en terme d’actifs gérés dans le monde, voir notre classement.

Les dirigeants de Natixis affirment que la banque n’est pas en situation de sauvetage comme les banques américaines victimes de la crise des subprimes, la direction de la banque parle de simples discussions avec des investisseurs institutionnels(Le Monde). Pourtant, ces discussions s’avèrent bien avancées pour une banque en réelle difficulté financière.

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Mardi 26 août 2008

Rang

Pays

Réserve de change (USD millions)

-

Monde (somme de tous les pays)

$7 520 566

-

République Populaire de Chine

$1 842 713

1

Chine Continentale (sans Hong Kong & Macau)

$1 682 000

2

Japon

$1 030 600

-

Eurozone

$569 213

3

Russie

$435 400

4

Inde

$313 354

5

Taïwan

$286 860

6

Corée du Sud

$264 300

7

Brésil

$207 539

8

Singapour

$168 802

9

Hong Kong

$160 700

10

Allemagne

$150 377

11

Algérie

$126 905

12

France

$113 058

13

Malaisie

$122 000

14

Thaïlande

$109 400

15

Italie

$106 843

16

Royaume-Uni

$99 956

17

Mexique

$79 925

18

Turquie

$73 300

19

Suisse

$70 481

20

Iran

$70 000

21

Etats-Unis

$69 668

22

Lybie

$65 510

23

Pologne

$58 311

24

Norvège

$55 608

25

Australie

$33 394

26

Indonésie

$58 299

27

Nigeria

$59 700

28

Argentine

$42 891

29

Canada

$43 057

30

Roumanie

$38 203

31

Danemark

$35 941

32

République Tchèque

$34 909

33

Philippines

$33 700

34

Ukraine

$32 768

35

Venezuela

$32 723

36

Afrique du Sud

$31 761

37

Egypte

$31 140

38

Suède

$29 330

39

Israël

$28 423

40

Emirats Artabes Unis

$29 620

41

Arabie Saoudite

$34 000

42

Pays-Bas

$23 337

43

Hongrie

$22 913

44

Maroc

$22 409

45

Pérou

$20 977

 

Total

$7 302 483



Source : Sovereign Wealth Fund Institute

Classement des réserves de change par pays - Foreign Exchange Reserves by Country

D’après ce tableau, nous remarquons que la somme de tous les pays dans le monde gèrent près de 7 500 milliards de dollars de réserves de change. Que la Chine possède la première réserve de change au monde, avec près de 1 800 milliards de dollars dans ses réserves. C’est grâce à celles-ci qu’elle a pu se constituer un fonds souverain en octobre dernier, si rapidement et, si richement doté. Ensuite nous avons plusieurs pays qui possèdent déjà un fonds souverain, comme la Russie, Taïwan, la Corée du Sud, Singapour, la Malaisie, l’Algérie…

Voir aussi le Classement des Fonds Souverains

Voir aussi le Classement des pays producteurs et exportateurs de pétrole

Voir aussi le Classement des pays producteurs et exportateurs de gaz naturel

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Mardi 19 août 2008


Le
Stabilization Fund of the Russian Federation
[1] a été créé le 1er janvier 2004 par le gouvernement russe dans le cadre du budget fédéral. Le ministre des Finances russe est responsable de la gestion du fonds souverain, selon la politique du gouvernement russe. L’objectif du fonds est de subvenir au besoin du budget fédéral lorsque le prix du baril de pétrole descend en dessous d’un prix plancher, actuellement fixé à 27 dollars par baril[2]. Ce fonds est donc un fonds de stabilisation, financé grâce aux revenus des exportations de pétrole et de gaz à l’étranger.

 

En février 2008, le Stabilization Fund of the Russian Federation a été divisé en deux fonds : le Reserve Fund et le National Wealth Fund.

 

Le Reserve Fund est un fonds de réserve dont les objectifs sont de protéger l’économie du pays contre une chute des cours du baril de pétrole. Il gère 129,80 milliards de dollars au 1er mai 2008[3], ses fonds ne peuvent être investis qu’en obligations d’État étrangères

 

Le National Wealth Fund est un fonds de développement de richesse nationale, qui servira à alimenter le système de retraite national[4]. Il gère 32,72 milliards de dollars au 1er mai 2008[5], le montant des fonds dépend de la montée des cours du pétrole, ses fonds seront placés dans des investissements plus risqués que ceux du fonds de réserve, et auront un rendement plus élevé.

 

Le fonds sert aussi à réduire les pressions inflationnistes du pays, sécuriser l’économie de la volatilité des revenus de l’exportation des matières premières et à absorber des liquidités excessives.

 

Le fonds publie chaque mois, via le ministre des Finances russe, un rapport sur l’accumulation financière du fonds souverain, voire annexes, où le montant des actifs gérés exact y est inscrit. On y trouve aussi les dépenses et la balance comptable du Stabilization Fund of the Russian Federation par année. Les dépenses et investissements du fonds sont communiqués, il y a une volonté de transparence de la part du fonds.

Selon le ministre des Finances russe, Alexeï Koudrine, le National Wealth Fund n’a pas le droit de posséder plus de 5% de participation du capital d’une entreprise étrangère.



[1] Fonds de stabilisation russe

[2] Code du budget de la Russie, Chapitre 13.1, Article 96.1, 96.2

[3] Ministère des Finances de la Russie

[4] La Tribune (20 février 2008)

[5] Ministère des Finances de la Russie

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Lundi 18 août 2008


En septembre 2007, Pékin annonce la création d’une société d’État d’investissement, c’est-à-dire un fonds souverain, nommée
China Investment Corporation[1]. Celui-ci est qualifié de société de placement de réserves, il est chargé de gérer les réserves de devises étrangères de la République Populaire de Chine[2]. Cette réserve de change est la plus importante au monde, elle est évaluée à 1 695 milliards de dollars pour la République Populaire de Chine.

Le fonds souverain de la Chine est donc chargé de gérer 200 milliards de dollars d’actifs afin d’obtenir des bénéfices pour l’État. Son model de gestion est basé sur celui du fonds singapourien, le Temasek Holdings. Le fonds chinois s’est constitué à partir de l’excédent commercial de la Chine, qui est de 262 milliards de dollars[3] en 2007, dont les principaux clients sont les Etats-Unis, l’Union Européenne, Hong Kong et le Japon. La Chine est devenue en quelques années une puissance économique et financière, et veut aussi son propre fonds souverain.

 


Le fonds China Investment Corporation est responsable, depuis sa création, de la gestion de la State Administration of Foreign Exchange[4], qui est une administration chargée de gérer le marché de change et les réserves de change de la Chine. Cette entité dépend donc directement du fonds souverain China Investment Corporation. De plus, la Central Huijin Investment Company, fonds d’investissement du gouvernement chinois, a été acquise par la State Administration of Foreign Exchange. Donc ce fonds dépend aussi du China Investment Corporation.

 

Les objectifs officiels[5] de China Investment Corporation sont d’investir dans les grandes institutions financières de la Chine, et de réaliser des investissements étrangers les marchés financiers traditionnels  et dans des actifs alternatifs.

 

En décembre 2007, le fonds souverain chinois investit 5 milliards de dollars[6] dans le capital de la banque Morgan Stanley, qui doit réaliser une augmentation de capital suite à la crise des subprimes. La banque est obligée de négocier l’opération sous forme d’obligation convertible en actions de Morgan Stanley dans un délai de deux ans. Ces obligations sont rémunérées au taux de 9%, ce qui est élevé par rapport à la normale, mais la banque n’avait pas le choix. Le fonds China Investment Corporation possèdera donc une participation de 9,9% du capital de Morgan Stanley. Selon le fonds, « CIC pense que Morgan Stanley dispose d’un potentiel de croissance à long terme[7] ». Pour l’instant, le fonds chinois n’a pas de membres de son équipe au conseil d’administration de la banque, et n’en souhaite pas encore. Cette opération permet de consolider les fonds propres de Morgan Stanley, qui est affaiblie par la crise des subprimes.

 

En mai 2007, la Central Huijin Investment Company investit 3 milliards de dollars[8] dans Blackstone, un fonds d’investissement américain, soit une participation de 9,7% du capital de Blackstone. La Chine, via son fonds souverain possède aujourd’hui une participation importante dans l’un des plus grands fonds d’investissement, dont les actifs gérés sont de 30 milliards de dollars[9].

 

Le jeudi 3 avril 2008, la compagnie pétrolière française Total annonce que la State Administration of Foreign Exchange prend une participation de 1,6% de son capital[10], soit l’équivalent de 2,8 milliards de dollars[11]. Le fonds chinois CIC souhaite acquérir des participations importantes dans des multinationales.


[1] CIC

[2] Chine Continentale + Hong Kong et Macao

[3] Ministère des Affaires Etrangères et Européennes

[4] SAFE

[5] www.cic-recruit.cn

[6] Le Figaro (jeudi 20 décembre 2007)

[7] Le Figaro (jeudi 20 décembre 2007)

[8] L'Expansion.com (21 mai 2007)

[9] L’Expansion.com (21 mai 2007)

[10] Financial Times (vendredi 4 avril 2008)

[11] Financial Times (vendredi 4 avril 2008)

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Mardi 12 août 2008


En 1990, la Norvège créait le Petroleum Fund qui est devenu, en janvier 2006, le
Government Pension Fund. Le ministère des finances de Norvège est responsable de la gestion du fonds, mais décide de déléguer la gestion opérationnelle du fonds à un département de la banque centrale norvégienne, la Norges Bank Investment Management[1]. La NBIM est en même temps responsable des investissements internationaux du fonds souverain Government Pension Fund, mais aussi de la majeure partie des réserves de devises étrangères de la banque centrale norvégienne[2] et du Government Petroleum Insurance Fund[3]. La NBIM gère près de 450 milliards de dollars au 31 mars 2008[4].

Concernant le fonds souverain Government Pension Fund, il gère près de 330 milliards de dollars en 2008, répartis en capitaux étrangers et en revenus fixes. La stratégie de ce fonds est fixée par le ministère des Finances norvégien, qui souhaite obtenir un fort rendement financier du fonds afin de réduire les risques liés à la sauvegarde des générations futures et de la distribution des pensions de retraite. Ce fonds est donc qualifié de fonds de réserve de pension. Ses ressources proviennent des revenus pétroliers du pays. Le Government Pension Fund investit en capitaux à plus de 50% en Europe, puis 35% en Amérique et Afrique, et près de 15% en Asie[5]


Parmi les fonds souverains dans le monde, celui de la Norvège se démarque des autres, il est considéré comme un modèle, à travers sa transparence, son management et son éthique. En effet, les comptes du fonds sont audités tous les ans par le Bureau de l’Audit Général[6], le Government Pension Fund publie au Ministère des Finances des rapports trimestriels de la gestion de ses comptes. La Banque Centrale doit communiquer les récentes opérations du fonds. Toutes ces informations sont fournies dans un rapport annuel, qui est accessible au public. Ce fonds souverain fonctionne donc presque comme une société multinationale cotée en Bourse, car elle fournit de nombreuses informations au public.

Le 19 novembre 2004, le gouvernement de Norvège décide d’établir des indications éthiques pour la gestion du fonds souverain Government Pension Fund. Celles-ci se décrivent par la formalisation des règles de gouvernances[7]. Ils sont le droit de pouvoir voter aux Assemblées Générales[8], de nommer et élire le Conseil d’Administration, de disposer d’une information exacte et récente, de pouvoir acheter ou vendre le titre librement, une préoccupation concernant le travail des enfants dans le canal de production valeur ajoutée, et l’implication dans la protection et la préservation de l’environnement de la part des pouvoirs publics et des sociétés.

Le Government Pension Fund a aussi établi un guide sur l’exercice du vote[9]. Il se définit par la volonté d’avoir et de préserver le développement des actifs financiers des entreprises, de pouvoir voter aux AG des sociétés détenues, d’avoir une indépendance du comité exécutif, de respecter le principe d’une action pour un droit de vote, de s’opposer à toute action anti-takeover[10], de favoriser le rendement sur le long terme, d’affecter des rémunérations raisonnables aux dirigeants, et enfin de d’établir une transparence et un reporting efficace à propos des problèmes environnementaux et sociaux.

Le Conseil d’Éthiques[11] surveille à ce que chaque investissement dans des sociétés soit en coordination avec les éthiques du fonds souverain, si des sociétés sont en opposition avec l’éthique du fonds, elles soient retirées du portefeuille de gestion. Le Government Pension Fund souhaite ainsi se comporter comme toutes les sociétés cotées en Bourse, en donnant une image transparente et responsable de son action, à travers ses investissements internationaux. Ce fonds n’est pas considéré comme un prédateur ou un chevalier blanc, contrairement à d’autres fonds souverains. Il règne une rigueur remarquable dans ce fonds souverain.


[1] NBIM : département de la banque centrale européenne
[2] Norges Bank
[3] Fonds dépendant du Ministère du Pétrole et de l’Énergie de la Norvège
[4] Site de Norges Bank, 2 158,8 milliards de couronnes sous gestion
[5] Sovereign Wealth Fund Institute
[6] Office of the Auditor General
[7] Axa Investment Managers, à la conférence sur les fonds souverains de Paris-Dauphine du 10 avril 2008
[8] AG
[9] Axa Investment Managers, à la conférence sur les fonds souverains de Paris-Dauphine du 10 avril 2008
[10] Mesure visant à interdire une fusion entre deux sociétés
[11] Council of Ethics

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Mardi 12 août 2008


Le
Kuweit Investment Authority
est un fonds souverain autonome du gouvernement qui est responsable de la gestion et de l’administration du General Reserve Fund et du Future Generations Fund
. Le KIA a été créé en 1953 quand le Cheikh Abdullah Al-Sabah décida que les revenus pétroliers devaient êtres utilisés pour la création d’un fonds, c’est donc historiquement  le premier fonds souverain au monde.
En 1961, le ministre des Finances du pays,
Cheikh Jaber Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, décide d’instaurer un politique d’investissement pour la gestion du fonds, qui est toujours en vigueur aujourd’hui. Le président du conseil d’administration du KIA est le ministre des Finances, d’autres membres du conseil y siège, comme le ministre de l’Énergie, le gouverneur de la Banque Centrale du Koweït et quelques experts dans le domaine.
  


Le KIA investit dans des marchés locaux, arabes et internationaux. Il possède son siège social à Kuwait City et une filiale à Londres, nommée Kuwait Investment Office
[1]. Le KIO a remplacé le Kuwait Investment Board en 1963. C’est donc le KIO qui est chargé de gérer le GRF et le FGF aujourd’hui. Son objectif principal est d’augmenter et maintenir la valeur du fonds FGF, en ayant un juste rendement sur le long terme. Et de relancer le KIO et d’augmenter sa réputation en tant qu’expert et institution dans les marchés financiers.

Chaque année, le KIA confirme que l’État du Koweït lui fournit 10% des revenus pétroliers du pays, afin de les placer dans le Future Generations Fund.

Concernant les prises de participation récentes du KIA, celui-ci a investi 7,7 milliards de dollars[2] dans la banque américaine Citigroup, suite à la crise des subprimes. En janvier 2008, le fonds Kuweit Investment Authority a injecté près de 6,6 milliards de dollars dans la banque Merrill Lynch, avec l’aide du fonds souverain Korean Investment Corporation[3] et de l’institution Mizuho Financial Group[4].

Aujourd’hui, le fonds souverain Kuweit Investment Authority gère près de 250 milliards de dollars d’actifs dans le monde.



[1] KIO

[2] Bloomberg

[3] KIC

[4] Groupe bancaire japonais

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Lundi 11 août 2008


Ce fonds singapourien a été créé le 22 mai 1981 par le gouvernement de
Singapour, afin de gérer les réserves de change du pays. Au début le fonds gérait quelques milliards de dollars, désormais, il est aujourd’hui l’un des fonds souverain le plus puissant au monde avec une gestion de 300 milliards de dollars.

La mission du Government of Singapore Investment Corporation est d’obtenir des rendements sur le long terme des actifs du pays qu’il gère, en prenant soin de surveiller les risques liés aux différents investissements. Les objectifs du GIC sont de préserver et augmenter les réserves du pays, et de subvenir aux éventuels besoins financiers du gouvernement dus à des déficits de budgets, des mouvements de grèves au sein du pays, une augmentation des prix du baril de pétrole, des fluctuations de devises, des hausses d’impôts, une politique de désinflation et pouvoir augmenter les richesses du pays sur le long terme.

 

Le fonds du GIC possède huit bureaux dans le monde, localisés à Pékin, Shanghai, Londres, New York, San Francisco, Séoul, Tokyo et le siège social de Singapour. Ces différentes localisations offrent au fonds une présence internationale dans le monde de la finance, et lui permet d’agir à tout instant.

 

Ses investissements sont repartis de manière internationale sous forme de devises étrangères, de revenus fixes, de capitaux de sociétés, d’actifs immobiliers, de matières premières et de private equity[1). Les Investissements Directs à l’Etranger[2] du fonds souverain GIC sont répartis en majeure partie dans les sociétés de la finance et de l’industrie, dans des pays voisins de Singapour, comme la Corée du Sud, la Chine, Hong Kong, l’Australie et Taïwan. Et des investissements importants dans d’autres pays, en Suisse par exemple, où le fonds possède une participation de 10%[3] du capital de la banque UBS, soit un montant de 9,7 milliards de dollars[4], suite à la crise des subprimes. Aux Etats-Unis, le fonds du GIC a investi, en début d’année 2008, la somme de 6,9 milliards de dollars[5] dans la banque Citigroup, qui a réalisé une augmentation de capital suite à la crise des subprimes. Le fonds singapourien possède donc 3,7%[6] du capital de la banque américaine.

 


[1] Fonds d’investissements qui investissent dans des sociétés non cotées

[2] IDE : représente les montants investis par un pays à l’étranger

[3] Enjeux mars 2008

[4] Enjeux mars 2008

[5] Bloomberg

[6] Bloomberg

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  • fonds-souverains
  • : Les Fonds Souverains
  • : 07/08/2008
  • : actualité économie france énergie finance Économie
  • : Ce blog a pour but de décrire le phénomène des fonds souverains, en décrivant les principaux fonds dans le monde, leur poids, leur répartition dans le monde, leurs ressources financières et leur stratégie d’investissement. Puis d’analyser l’évolution des fonds souverains, à travers leur croissance accrue, ainsi que les facteurs liés à cette évolution. Enfin, ce blog analyse les risques liés à la présence d’un fonds souverain dans le capital d’une entreprise, en décrivant la notion de […]
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